Dans la course pour Los Angeles
Découvrez son interview ci-dessous.
C’était exceptionnel. Il y avait plusieurs milliers de personnes au bord du bassin et, pour moi, ma famille, mes amis, les gens du RSCC. C’est assez rare dans une carrière de pouvoir courir entouré de ses proches. C’est une source d’excitation, mais aussi une motivation supplémentaire. Arriver en finale et monter sur le podium, c’était vraiment génial ! L’an dernier, aux Championnats d’Europe à Vaires, je m’étais arrêté en demi-finale : il y avait donc aussi cette envie de faire mieux. En kayak cross, on peut vraiment communier avec le public. Il faut se nourrir de cette énergie, puis retourner dans sa bulle pour courir.
La non-sélection pour les Jeux a été une déception, mais j’essaie de construire ma carrière autour d’autres choses et de savourer chaque résultat. Une médaille en Coupe du monde face aux meilleurs mondiaux, ce n’est pas seulement une étape vers les Jeux : c’est déjà une réussite exceptionnelle. En même temps, ce sont des petites pierres qui m’emmènent vers mon objectif principal : Los Angeles 2028. Je suis déjà dans ce cycle de préparation et le processus de sélection a commencé. Chaque compétition est donc à la fois un plaisir et un test pour voir où j’en suis.
C’est un ancrage très fort. Dans un milieu aussi concurrentiel et stressant que le haut niveau, pouvoir s’appuyer sur des bases solides est essentiel. Quand je vois les gens du club venus m’encourager à Vaires, je me dis que si je suis performant, cela apporte aussi de la joie autour de moi. Et si je passe à côté, je sais qu’ils seront là pour m’aider à rebondir. Je souhaite que les jeunes du club puissent se dire : « Pourquoi pas nous ? ». Quand j’ai commencé à Champigny, le club était déjà très dynamique. Aujourd’hui, avec des sportifs comme Nélia BARBOSA ou moi, on peut montrer que c’est possible !
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