Myriam, 20 ans, autrice de sa vie
Vous avez commencé à écrire votre autobiographie à 18 ans, ce n’est pas commun. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer ?
Toute petite, je transformais mes rêves en nouvelles, puis j’ai commencé plusieurs romans de science-fiction, que je ne terminais jamais parce que j’avais toujours de nouvelles idées ! L’autobiographie est née de mon engagement bénévole à Fondament’All, à Champigny ou lors de mes deux séjours au Bénin : j’écrivais beaucoup pour garder une trace de ce que je vivais. Didier BOKO m’a proposé d’en faire un livre. Au début, je ne pensais pas que cela se ferait vraiment.
Comment passe-t-on d’un journal de bord à une autobiographie ?
Avec mon journal de bord, j’avais déjà toute la matière. Il fallait transformer mes expériences en histoire. Mais je me suis vite rendu compte qu’écrire un livre était un vrai travail. Je n’avais aucune base. J’ai donc été accompagnée par une coach en écriture, qui m’a appris à travailler le style, les temps, le cheminement et la construction du récit. Il a fallu recommencer, relire, modifier, demander l’avis des autres et accepter de faire évoluer mon texte.
À qui pensiez-vous en écrivant ce livre ?
Avant tout aux enfants de l’accompagnement scolaire. Je voulais leur transmettre mon expérience simplement. Beaucoup d’enfants sont timides, doutent d’eux-mêmes ou se mettent des limites. Je voulais qu’ils se disent : « moi aussi, je peux le faire ! » C’est ce qui s’est passé : ils sont reconnus et ont compris qu’ils pouvaient se dépasser. Pour moi, c’est le plus beau cadeau.
Quel souvenir gardez-vous de la publication de votre premier livre ?
C’était incroyable de recevoir mes exemplaires et de pouvoir mettre mon propre livre dans ma bibliothèque. J’avais beaucoup douté de ma légitimité, me demandant si j’avais vraiment le droit d’écrire un livre et si les gens n’allaient pas penser : « Mais pour qui se prend-elle ? » Finalement, j’ai eu énormément de retours positifs. Et ma mère a été très impressionnée de découvrir tout ce que j’avais réalisé.
Qu’est-ce que cette expérience vous a appris sur vous-même ?
Elle m’a appris à prendre du recul et à accepter de ne pas tout réussir du premier coup. C’est quelque chose que j’avais déjà engagé à Fondament’All. Aujourd’hui, c’est ce que j’ai envie de transmettre : on ne part pas tous avec les mêmes chances, le même accompagnement, mais il ne faut surtout pas avoir peur d’oser. Parfois, il suffit aussi que quelqu’un nous fasse confiance.
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